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1. Description de la racine, de la tige et de la feuille

Définition

Une plante à fleurs (végétal chlorophyllien) est organisée en trois grands organes végétatifs qui assurent sa vie fixée : la racine (organe souterrain de fixation et d'absorption), la tige (organe aérien de soutien et de conduction) et la feuille (organe aérien des échanges avec l'air et de la synthèse de matière organique).

1.1. Les différents systèmes racinaires

Selon les espèces, l'ensemble des racines d'une plante (appelé système racinaire) peut prendre plusieurs formes.

Type de système racinaireDescriptionExemple
PivotantUne racine principale (le pivot), verticale et bien développée, dont partent des racines secondaires plus finesCarotte, haricot, chêne
FasciculéTouffe de racines de taille à peu près semblable, sans racine principale dominante, partant toutes de la base de la tigeGraminées (maïs, blé, gazon)
AdventifRacines qui naissent directement sur la tige, à des nœuds situés au-dessus du sol, en plus du système racinaire d'origineMaïs (racines-échasses), bananier
CramponPetites racines courtes qui servent uniquement à fixer la tige sur un support (mur, tronc), sans rôle d'absorption importantLierre

1.2. Structure de la racine

Une racine jeune présente, de son extrémité vers la base, une coiffe protectrice, une zone de croissance, puis une zone pilifère couverte de fins poils absorbants (prolongements unicellulaires de l'épiderme qui augmentent considérablement la surface de contact avec le sol). En coupe transversale, la racine montre, de l'extérieur vers l'intérieur, un épiderme, une écorce (parenchyme cortical) puis, au centre, des tissus conducteurs disposés en faisceaux qui se prolongent dans toute la plante.

1.3. Les différentes tiges

Type de tigeDescriptionExemple
LigneuseTige dure, rigide, recouverte d'écorce, qui s'épaissit d'année en année (bois)Manguier, arbre en général
HerbacéeTige souple, verte, tendre, non lignifiée, qui meurt souvent en fin de cycleHaricot, tomate
RhizomeTige souterraine, horizontale, qui accumule des réserves et porte des racines et des bourgeonsGingembre, chiendent

En coupe transversale, la tige présente, comme la racine, un épiderme externe, une écorce puis des tissus conducteurs organisés en faisceaux (souvent disposés en cercle chez les plantes à fleurs), assurant la circulation des sèves et la rigidité de l'organe.

1.4. Les différentes feuilles

Morphologie externe

Une feuille typique comprend un limbe (partie plate et élargie, siège principal des échanges et de la photosynthèse), un pétiole (tige courte reliant le limbe à la tige) et des nervures (prolongements des faisceaux conducteurs de la tige qui parcourent le limbe et assurent la distribution de la sève).

Structure interne

En coupe transversale, le limbe montre un épiderme supérieur et un épiderme inférieur encadrant un parenchyme riche en chloroplastes. L'épiderme, surtout la face inférieure, est percé de nombreux petits orifices appelés stomates, chacun limité par deux cellules de garde qui règlent son ouverture ou sa fermeture ; ce sont les stomates qui permettent les échanges gazeux entre la feuille et l'air.

2. Rôle de la racine, de la tige et de la feuille

2.1. La racine, organe de fixation

Le système racinaire ancre solidement la plante dans le sol, en s'y ramifiant et en s'y étalant : c'est ce rôle de fixation qui permet à la plante de résister au vent, à la pluie et à la gravité, et de maintenir la tige dressée.

2.2. La racine, organe d'absorption et de transport

Définition

L'absorption racinaire est le mécanisme par lequel la racine prélève dans le sol l'eau et les substances minérales dissoutes (sels minéraux) nécessaires à la plante.

Ce prélèvement se fait essentiellement au niveau des poils absorbants, dont la fine paroi et la grande surface de contact avec les particules du sol favorisent les échanges. L'eau et les sels minéraux dissous pénètrent dans le poil absorbant, puis passent de cellule en cellule à travers l'écorce de la racine jusqu'aux tissus conducteurs situés au centre de la racine.

Devenir des substances absorbées

Une fois parvenus dans les tissus conducteurs de la racine, l'eau et les sels minéraux dissous forment la sève brute. Cette sève circule ensuite, de proche en proche à travers les vaisseaux conducteurs qui traversent la racine, puis la tige, jusqu'aux feuilles : c'est la circulation racinaire, premier maillon du trajet ascendant de la sève brute.

2.3. La tige, organe de conduction de la sève brute

Mise en évidence : l'appel foliaire

On peut mettre en évidence la circulation ascendante de la sève en plaçant la base d'une tige feuillée dans une eau colorée : au bout de quelques heures, une coupe de la tige montre que seuls certains vaisseaux (le bois) sont colorés, et la coloration remonte jusque dans les nervures des feuilles. Ce mouvement ascendant s'explique par l'appel foliaire : la transpiration continue de l'eau au niveau des feuilles (évaporation par les stomates) crée un déficit d'eau qui « aspire » la sève brute vers le haut, de la racine jusqu'aux feuilles, à travers les vaisseaux conducteurs de la tige.

La tige constitue ainsi la voie de circulation obligée de la sève brute entre la racine, qui l'absorbe, et la feuille, qui l'utilise et la transpire.

2.4. La feuille, organe des échanges gazeux, de la transpiration et de la synthèse

Définition

La feuille est le principal siège des échanges entre la plante et l'air : elle réalise à la fois la transpiration (perte de vapeur d'eau), les échanges gazeux respiratoires et, à la lumière, la photosynthèse.

Ces échanges se font essentiellement par les stomates, localisés surtout sur la face inférieure de la feuille (moins exposée au soleil, ce qui limite les pertes d'eau) : ce sont eux qui laissent entrer le dioxyde de carbone (CO2) de l'air et sortir la vapeur d'eau et le dioxygène (O2).

Mise en évidence expérimentale de la photosynthèse

Une plante verte éclairée, placée sous une cloche avec de l'eau de chaux, trouble celle-ci beaucoup moins qu'une plante à l'obscurité : elle consomme donc du CO2 à la lumière. Une plante aquatique éclairée dégage, au niveau de ses feuilles, des bulles d'un gaz qui ravive une buchette incandescente : ce gaz est du dioxygène (O2). Ces observations montrent qu'à la lumière, la feuille absorbe du CO2 et rejette de l'O2.

La photosynthèse

La photosynthèse est la fonction par laquelle une plante chlorophyllienne, grâce à la chlorophylle (pigment vert des chloroplastes qui capte l'énergie lumineuse), fabrique de la matière organique (glucides) à partir de matière minérale (eau et dioxyde de carbone), en présence de lumière, avec libération de dioxygène. On peut résumer ce mécanisme ainsi : eau + dioxyde de carbone, en présence de lumière et de chlorophylle, donnent matière organique + dioxygène. La photosynthèse a lieu uniquement dans les parties vertes de la plante et seulement à la lumière ; elle est à l'origine de toute la matière organique fabriquée par la plante et de tout le dioxygène rejeté dans l'air.

3. Devenir de la sève élaborée

Définition

La sève élaborée est la sève riche en matière organique (glucides notamment) élaborée par la photosynthèse dans les feuilles. Contrairement à la sève brute qui circule des racines vers les feuilles, la sève élaborée circule des feuilles vers le reste de la plante, à travers des tissus conducteurs différents de ceux de la sève brute.

La sève élaborée est distribuée à tous les organes de la plante et utilisée pour la croissance : elle fournit la matière et l'énergie nécessaires à la fabrication de nouvelles cellules, ce qui permet à la plante de croître à la fois en longueur (allongement des tiges et des racines) et en épaisseur (grossissement du tronc et des racines). Le surplus non utilisé immédiatement peut être mis en réserve dans certains organes (racines, tiges, graines, fruits).

4. Rôle de l'eau dans la vie d'une plante

Mise en réserve de l'eau et des réserves nutritives

De nombreuses plantes stockent de l'eau et des substances nutritives dans certains de leurs organes, qui deviennent alors des organes de réserve : la tige (rhizome), la racine (racine tubérisée, ex. carotte, manioc), la graine (réserves pour la future germination) et le fruit. Ces réserves permettent à la plante de survivre à une période défavorable et assurent le développement de la future plantule.

Réaction de la plante face à un déséquilibre en eau : l'eau est indispensable à la turgescence des cellules (pression interne qui maintient les tissus rigides et dressés), au transport des sèves et à la photosynthèse. En cas de déficit d'eau (sécheresse, arrosage insuffisant), les cellules perdent leur turgescence : la plante se flétrit (tiges et feuilles s'affaissent) et peut mourir si le manque persiste. À l'inverse, en cas d'excès d'eau (sol détrempé, arrosage excessif), l'air manque au niveau des racines, qui étouffent et sont attaquées par des micro-organismes : il en résulte une pourriture des racines, également nuisible à la plante. L'eau doit donc être apportée en quantité équilibrée, ni trop, ni trop peu.

🧠 À retenir

  • Le système racinaire peut être pivotant, fasciculé, adventif ou crampon ; la racine assure la fixation de la plante dans le sol et l'absorption de l'eau et des sels minéraux par les poils absorbants.
  • La tige conduit la sève brute des racines vers les feuilles ; ce mouvement ascendant est provoqué par l'appel foliaire, lié à la transpiration de l'eau au niveau des feuilles.
  • La feuille échange des gaz par les stomates (surtout sur sa face inférieure) et réalise la photosynthèse : à la lumière, grâce à la chlorophylle, elle transforme l'eau et le CO2 en matière organique, avec rejet d'O2.
  • La sève élaborée, riche en matière organique, est distribuée à toute la plante et permet sa croissance en longueur et en épaisseur.
  • L'eau, mise en réserve dans la tige, la racine, la graine ou le fruit, est vitale pour la plante : son déficit provoque le flétrissement, son excès la pourriture des racines.
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Associer systèmes racinaires et exemples

● Facile

Associer chaque type de système racinaire à un exemple de plante parmi la liste suivante : carotte, maïs (racines-échasses), lierre, gazon (graminées).

  1. Système racinaire pivotant → ?
  2. Système racinaire fasciculé → ?
  3. Système racinaire adventif → ?
  4. Système racinaire crampon → ?
Correction
  1. Système racinaire pivotant → la carotte (une racine principale verticale et renflée).
  2. Système racinaire fasciculé → le gazon / les graminées (touffe de racines de taille voisine).
  3. Système racinaire adventif → le maïs, avec ses racines-échasses qui naissent sur la tige au-dessus du sol.
  4. Système racinaire crampon → le lierre, dont les racines fixent la tige sur un mur ou un tronc.
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Le rôle du poil absorbant

● Moyen

Expliquer, en quelques phrases, le rôle du poil absorbant dans l'absorption de l'eau et des sels minéraux par la racine.

  1. Décrire brièvement ce qu'est un poil absorbant et où il se situe.
  2. Expliquer pourquoi sa forme est particulièrement adaptée à sa fonction.
  3. Préciser ce qui est absorbé et vers où ces substances se dirigent ensuite.
Correction
  1. Le poil absorbant est un fin prolongement unicellulaire de l'épiderme de la racine, situé au niveau de la zone pilifère, juste en arrière de l'extrémité de la racine.
  2. Sa forme allongée et très fine augmente considérablement la surface de contact entre la racine et les particules du sol, ce qui favorise et accélère les échanges d'eau et de substances dissoutes entre le sol et la racine.
  3. Le poil absorbant prélève l'eau du sol et les sels minéraux qui y sont dissous ; ces substances traversent ensuite l'écorce de la racine, de cellule en cellule, jusqu'aux tissus conducteurs situés au centre de la racine, où elles forment la sève brute qui circule vers la tige puis les feuilles.
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L'expérience de l'appel foliaire

● Moyen

Un élève plonge la base d'une tige feuillée coupée dans un verre d'eau colorée (à l'éosine). Après quelques heures, il observe que le colorant est monté dans la tige jusque dans les nervures des feuilles.

  1. Expliquer le principe de cette expérience : que cherche-t-on à observer ?
  2. Qu'est-ce qui provoque la montée du colorant (de la sève) dans la tige ?
  3. Que démontre cette expérience sur la circulation de la sève dans la plante ?
Correction
  1. L'eau colorée sert de traceur visible : en suivant sa progression dans la tige, on peut visualiser le trajet emprunté par la sève brute (assimilée ici à l'eau colorée) depuis la base de la tige jusqu'aux feuilles.
  2. Ce mouvement ascendant est provoqué par l'appel foliaire : les feuilles transpirent en permanence (elles perdent de la vapeur d'eau par leurs stomates), ce qui crée un déficit d'eau au niveau du limbe. Ce déficit « aspire » l'eau colorée (et donc la sève brute) vers le haut, à travers les vaisseaux conducteurs de la tige, pour compenser les pertes.
  3. Cette expérience démontre que la sève brute circule de façon ascendante, de la base de la tige (donc de la racine, dans une plante entière) vers les feuilles, en empruntant des vaisseaux conducteurs précis situés dans la tige, et que ce mouvement est entretenu par la transpiration foliaire.
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Phrase-bilan sur la photosynthèse

● Moyen

Rédiger une phrase-bilan résumant le mécanisme de la photosynthèse, en précisant clairement : les réactifs utilisés, la condition nécessaire pour que la réaction ait lieu, et les produits obtenus.

Correction

Phrase-bilan : « En présence de lumière et grâce à la chlorophylle, la plante chlorophyllienne absorbe de l'eau et du dioxyde de carbone (réactifs) pour fabriquer de la matière organique (glucides) et rejeter du dioxygène (produits). » Autrement dit : eau + dioxyde de carbone → (lumière, chlorophylle) → matière organique + dioxygène. La lumière est indispensable : sans elle, la photosynthèse ne peut pas se dérouler.

Problème de synthèse

● Niveau Bac

Un cultivateur observe deux situations dans son champ de tomates :

  • Situation A : un plant de tomate, pourtant arrosé la veille, présente des feuilles et des tiges affaissées, molles, comme flétries.
  • Situation B : un autre plant, situé dans une zone du champ où l'eau stagne après chaque arrosage (sol mal drainé), présente des racines brunâtres, molles, et une odeur désagréable au niveau du sol ; la plante jaunit et dépérit.
  1. Rappeler le rôle de l'eau absorbée par la racine et son trajet jusqu'aux feuilles.
  2. Pour la situation A, proposer au moins deux causes possibles expliquant le flétrissement malgré un arrosage récent, en mobilisant le rôle de la racine, de la tige et de la feuille.
  3. Pour la situation B, expliquer pourquoi un excès d'eau permanent autour des racines peut endommager celles-ci et provoquer le dépérissement de la plante.
  4. Pour chacune des deux situations, proposer une solution adaptée que le cultivateur pourrait mettre en œuvre.
Correction du problème de synthèse
  1. L'eau, absorbée par les poils absorbants de la racine avec les sels minéraux dissous, forme la sève brute. Celle-ci circule dans les tissus conducteurs de la racine, puis de la tige, jusqu'aux feuilles, grâce à l'appel foliaire provoqué par la transpiration des feuilles. L'eau assure la turgescence des cellules (rigidité des tissus), participe à la photosynthèse et permet le transport des substances dissoutes.
  2. Plusieurs causes peuvent expliquer un flétrissement malgré un arrosage récent : (a) un arrosage insuffisant en quantité, qui n'a pas permis de reconstituer les réserves d'eau du sol autour des racines ; (b) un système racinaire endommagé ou peu développé, incapable d'absorber suffisamment vite l'eau apportée ; (c) une transpiration excessive des feuilles (forte chaleur, vent, fort ensoleillement) qui dépasse la vitesse d'absorption et de conduction de l'eau par la racine et la tige, créant un déficit malgré la présence d'eau dans le sol. Dans tous les cas, la perte de turgescence des cellules explique l'aspect flétri et affaissé de la plante.
  3. Lorsque l'eau stagne en permanence autour des racines, l'air (et donc le dioxygène nécessaire à la respiration des cellules racinaires) ne peut plus pénétrer dans le sol : les racines, privées d'oxygène, s'asphyxient et leurs cellules meurent. Ces tissus racinaires affaiblis deviennent alors une proie facile pour des micro-organismes (bactéries, champignons) responsables de la pourriture observée (racines brunâtres, molles, odeur désagréable). Des racines pourries n'absorbent plus correctement l'eau ni les sels minéraux, ce qui explique le jaunissement et le dépérissement de la partie aérienne, alors même que l'eau est en excès.
  4. Pour la situation A : augmenter la fréquence ou la quantité d'arrosage, arroser aux heures les moins chaudes (matin ou soir) pour limiter la transpiration excessive, et vérifier l'état du système racinaire. Pour la situation B : améliorer le drainage du sol (ex. billons, sol ameubli, évacuation de l'eau stagnante) et espacer les arrosages pour permettre à l'air de revenir autour des racines.

QCM

10 questions · Correction immédiate

0Score
0/10Répondues
Q1/10

La carotte possède un système racinaire de type :

Q2/10

Le poil absorbant est situé sur :

Q3/10

Le rôle de fixation de la plante dans le sol est assuré par :

Q4/10

L'organe qui conduit la sève brute de la racine vers les feuilles est :

Q5/10

Les stomates de la feuille sont surtout localisés :

Q6/10

Les stomates permettent principalement :

Q7/10

Le pigment responsable de la captation de l'énergie lumineuse lors de la photosynthèse est :

Q8/10

Les réactifs utilisés par la plante lors de la photosynthèse sont :

Q9/10

La sève élaborée, produite dans les feuilles, sert principalement à :

Q10/10

En cas de déficit important en eau, une plante réagit généralement par :