Philosophie · 2nde C · Un extrait par grand thème du programme
Méthode : Introduction (thème, problème, thèse de l'auteur, articulations) — Développement (étude ordonnée, intérêt philosophique) — Conclusion (bilan, prise de position, ouverture)
Texte proposé — librement inspiré de la démarche du doute philosophique
"Bien avant que l'esprit humain n'admette une vérité pour certaine, il devrait commencer par la mettre à l'épreuve du doute. Ce que l'on tient pour évident n'est souvent qu'une opinion héritée, reçue sans examen des parents, des maîtres ou de la tradition. Philosopher, c'est donc d'abord accepter de suspendre son assentiment, interroger ce qui semblait aller de soi, et n'accorder son accord qu'à ce qui résiste à l'examen critique de la raison. Ce doute n'est pas une fin en soi : il est la porte d'entrée vers une pensée devenue autonome, qui ne se contente plus de répéter ce qu'on lui a enseigné, mais qui cherche, par elle-même, à distinguer le vrai du faux."
— Texte proposé — librement inspiré de la démarche du doute philosophique, réflexion introductive
Consigne : Faites le commentaire de ce texte.
Texte proposé — librement inspiré de la pensée d'Aristote sur le désir de savoir
"Tous les hommes, par nature, désirent connaître. La preuve en est le plaisir que nous prenons à nos sensations, indépendamment même de leur utilité : nous aimons voir, entendre, comprendre, pour le seul plaisir de comprendre. C'est de cet étonnement devant les choses, de cette curiosité qui ne vise d'abord aucune application pratique, qu'est né le désir de philosopher. L'homme ne se contente pas de vivre : il veut savoir pourquoi il vit, ce qu'est le monde qui l'entoure, quelle est l'origine des choses. Ainsi la philosophie ne naît pas du besoin, mais du loisir et de l'admiration : ceux qui, libérés des soucis nécessaires à la survie, ont pu s'étonner du monde furent aussi les premiers à philosopher."
— Texte proposé — librement inspiré de la pensée d'Aristote sur le désir de savoir, thème de la Métaphysique, Livre I
Consigne : Faites le commentaire de ce texte.
Texte proposé — sur la naissance de la philosophie en Grèce
"Avant les premiers philosophes, les hommes expliquaient le monde par des récits où intervenaient des dieux et des forces surnaturelles : le tonnerre était la colère d'un dieu, le monde était né d'un combat entre puissances divines. Puis, dans les cités grecques, quelques penseurs osèrent chercher, derrière la diversité des phénomènes, un principe unique et rationnel, accessible à la seule raison humaine et non plus révélé par les dieux. Ce passage du mythe au discours rationnel ne s'explique pas par le hasard : la vie de la cité, où l'on débat publiquement des affaires communes, a habitué les Grecs à confronter les opinions et à exiger des raisons plutôt que des autorités. C'est cette exigence de justification rationnelle, inconnue des récits mythiques, que l'on a pu appeler le miracle grec."
— Texte proposé, réflexion sur l'origine de la philosophie
Consigne : Faites le commentaire de ce texte.
Texte proposé — librement inspiré de la méthode de Socrate
"Comme la sage-femme aide les corps à mettre au monde ce qu'ils portent déjà en eux, ainsi je n'enseigne rien à ceux qui m'interrogent : je les aide seulement à accoucher des vérités que leur esprit portait sans le savoir. Je commence par feindre l'ignorance et par interroger mon interlocuteur sur ce qu'il croit savoir avec certitude ; peu à peu, par des questions successives, je le conduis à découvrir les contradictions de ses propres opinions, jusqu'à ce qu'il reconnaisse ne rien savoir de solide sur ce qu'il croyait connaître. C'est cet aveu d'ignorance, loin d'être un échec, qui constitue le premier pas véritable vers la connaissance de soi et la sagesse."
— Texte proposé, thème du Théétète — la maïeutique
Consigne : Faites le commentaire de ce texte.
Texte proposé — Les conceptions antiques du bonheur
"Pour les uns, le bonheur consiste à se libérer de tout ce qui ne dépend pas de nous, à accepter avec sérénité les événements extérieurs, favorables ou non, pour ne faire dépendre notre tranquillité que de notre seule volonté conforme à la raison. Pour d'autres, il faut au contraire rechercher les plaisirs, mais seulement les plaisirs naturels et nécessaires, ceux qui ne causent aucun trouble ni aucune souffrance ultérieure, en écartant les désirs vains que la société fait naître en nous. Pour d'autres enfin, faute de pouvoir jamais être certains du bien et du mal, le sage doit suspendre tout jugement définitif, et c'est cette suspension elle-même qui procure la tranquillité de l'âme. Ainsi, sous des formes différentes, toutes ces sagesses antiques poursuivent un même but : la tranquillité intérieure, obtenue par la maîtrise de la raison sur les passions et les opinions."
— Texte proposé, sur les conceptions antiques du bonheur (stoïcisme, épicurisme, scepticisme)
Consigne : Faites le commentaire de ce texte.