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Terminale D · Français · 4 Commentaires composés corrigés · Programme officiel INRAP
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★ PRÉPARATION EXAMEN · SÉRIE D · RÉPUBLIQUE DU CONGO · PROGRAMME INRAP

4 Commentaires Composés Corrigés

Français · Terminale D · Un texte original par genre (théâtre, roman, poésie, texte argumentatif)
Méthode : Introduction (situation du texte, idée générale, annonce du plan) — Développement (analyse par axes) — Conclusion (bilan, intérêt du texte, ouverture)

4 textes Corrigés intégraux Analyse par axes Méthode officielle INRAP

📋 Table des matières — 4 textes

1

Commentaire Composé — N°1

Une scène de comédie de mœurs : le valet rusé face au maître pompeux

Théâtre
QuiproquoIronieComédie de mœurs
Texte

Scène II — Le Songe de Monsieur de Trufaldin

GRIMOUX. — Monsieur a-t-il bien dormi ?
TRUFALDIN. — Comme un prince, Grimoux, comme un prince ! J'ai rêvé que le Roi me faisait duc.
GRIMOUX. — Duc de quoi, Monsieur ?
TRUFALDIN. — Duc tout court, sot ! On ne demande pas « duc de quoi » à un songe.
GRIMOUX. — C'est que les songes, chez Monsieur, sont si menteurs le jour qu'ils doivent bien mentir la nuit aussi.
TRUFALDIN. — Que veux-tu dire par là, insolent ?
GRIMOUX. — Je veux dire, Monsieur, que Monsieur mentait hier au créancier en jurant qu'il n'était pas chez lui — quand il y était tout entier, jusqu'aux bottes.
TRUFALDIN. — C'était un mensonge nécessaire !
GRIMOUX. — Alors le songe aussi, Monsieur : un duché bien nécessaire.
TRUFALDIN. — Grimoux, tu es un fripon !
GRIMOUX. — Un fripon, Monsieur, mais qui sait compter jusqu'à duc.

— Texte proposé, pastiche de comédie de mœurs (XVIIIe siècle)

Consigne : Faites le commentaire composé de ce texte.

Corrigé — Commentaire composé

I. Introduction

Situation du texte. Ce texte est un extrait de théâtre relevant du registre comique, dans la tradition de la comédie de mœurs héritée du XVIIIe siècle, dont Beaumarchais reste l'illustration la plus célèbre avec le couple maître/valet. La scène met en présence deux figures typiques de ce genre : Trufaldin, maître vaniteux et endetté, et Grimoux, son valet, dont l'esprit vif surpasse largement celui de son maître.
Idée générale. À travers un dialogue enlevé construit sur un récit de songe, l'auteur met en scène le renversement comique du rapport de domination : le valet, par le seul pouvoir des mots, prend l'ascendant sur son maître et lui renvoie, sans jamais le braver frontalement, l'image de ses propres mensonges.
Annonce du plan. Nous étudierons d'abord les procédés lexicaux et rhétoriques qui produisent l'effet comique (quiproquo, ironie, décalage de registre), puis la construction dramatique du dialogue, son rythme et le jeu des répliques qui organise la victoire verbale de Grimoux.

II. Développement

Axe 1 — Les procédés comiques : quiproquo, ironie et décalage de registre. Le comique naît d'abord d'un quasi-quiproquo entretenu par Grimoux, qui feint de prendre au sérieux le songe de son maître pour mieux le pousser dans ses retranchements : la question « Duc de quoi, Monsieur ? » paraît naïve mais dissimule une intention railleuse. L'ironie éclate ensuite dans le parallèle que Grimoux établit entre le mensonge diurne de Trufaldin au créancier et le « mensonge » nocturne du songe : la reprise du mot « mensonge » puis « nécessaire », détourné de la bouche du maître vers celle du valet (« Alors le songe aussi, Monsieur : un duché bien nécessaire »), illustre l'antanaclase, figure par laquelle un même mot change de sens selon le locuteur. Le registre soutenu que s'octroie Trufaldin (« Comme un prince », « insolent ») contraste avec la trivialité des réalités qu'évoque Grimoux (le créancier, les bottes), créant un décalage burlesque typique de la satire des grands seigneurs désargentés.
Axe 2 — La construction dramatique : rythme du dialogue et jeu des répliques. Le dialogue progresse par répliques brèves, en stichomythie quasi parfaite, ce qui accélère le tempo de la scène et met en valeur chaque riposte de Grimoux. La dernière réplique, « Un fripon, Monsieur, mais qui sait compter jusqu'à duc », fonctionne comme une pointe finale : elle reprend l'insulte du maître (« fripon ») pour la retourner en trait d'esprit, clôturant la scène sur la victoire verbale du valet. Ce jeu de reprises et de retournements — chaque réplique de Trufaldin étant immédiatement recyclée par Grimoux — donne au dialogue une allure de duel oratoire où le maître, croyant garder l'autorité du ton, perd en réalité la maîtrise du sens.

III. Conclusion

Bilan. L'analyse a montré que le comique de cette scène repose conjointement sur des procédés lexicaux et rhétoriques (quiproquo, antanaclase, décalage de registre) et sur une architecture dramatique resserrée qui organise, réplique après réplique, la déroute verbale du maître.
Intérêt du texte. Ce texte illustre avec économie de moyens un ressort essentiel de la comédie de mœurs : la subversion de l'ordre social par l'intelligence du langage, le valet démontrant que l'esprit, non la naissance, fonde la véritable supériorité.
Ouverture. On pourrait rapprocher cette scène des grandes figures de valets rusés du théâtre classique et des Lumières — Scapin, Figaro, Sganarelle — qui, chacun à sa manière, font du langage une arme de contestation sociale, annonçant les remises en cause plus profondes de la hiérarchie que porteront les Lumières.
2

Commentaire Composé — N°2

Portrait ironique d'un chef d'État dans un roman satirique

Roman
Satire du pouvoirIronieHyperbole
Texte

Son Excellence aimait qu'on l'appelât le Père-Fondateur-Éclairé-de-la-Nation, titre qu'il avait lui-même composé un soir d'insomnie, faute de trouver mieux à faire régner que le sommeil de son peuple. Il possédait sept palais, trois avions et une seule idée, qu'il répétait aux mêmes micros depuis vingt ans avec la constance d'un métronome fatigué. Les journaux, unanimes comme des perroquets bien dressés, célébraient chaque matin sa clairvoyance ; les mêmes journaux, la veille, n'avaient pas eu le temps d'annoncer que la coupure d'eau durait depuis un mois. On disait de lui qu'il aimait le peuple ; le peuple, prudent, ne disait rien. Quant à moi qui l'ai vu de près, je puis témoigner d'une seule vérité certaine : Son Excellence savait, mieux que quiconque au monde, se photographier de profil.

— Texte proposé, extrait de roman satirique

Consigne : Faites le commentaire composé de ce texte.

Corrigé — Commentaire composé

I. Introduction

Situation du texte. Ce texte est un extrait de roman relevant du registre satirique, dans la tradition du roman africain postcolonial qui met en scène, à travers un narrateur témoin, la figure d'un chef d'État absolu. Le narrateur, intérieur au récit mais distancié par l'ironie, dresse le portrait d'un « Père-Fondateur-Éclairé-de-la-Nation » dont le pouvoir personnel s'exerce dans l'indifférence aux réalités du peuple.
Idée générale. Sous couvert d'un éloge apparent, le narrateur construit un réquisitoire contre l'arbitraire et le culte de la personnalité, dénonçant le fossé entre la mise en scène du pouvoir et la misère réelle des gouvernés.
Annonce du plan. Nous étudierons d'abord le niveau lexical du texte, marqué par un champ lexical du pouvoir constamment détourné par l'ironie, puis les procédés rhétoriques de la satire — hyperbole, antiphrase, décalage de ton — qui organisent la charge critique du portrait.

II. Développement

Axe 1 — Le niveau lexical : un champ lexical du pouvoir miné par l'ironie. Le texte est saturé de termes appartenant au champ lexical de la souveraineté et de la grandeur : « Excellence », « Père-Fondateur-Éclairé-de-la-Nation », « régner », « palais », « avions ». Or ce vocabulaire noble est systématiquement disqualifié par son contexte : le titre grandiloquent est présenté comme une invention personnelle née d'une « insomnie », ce qui ridiculise sa prétendue légitimité historique. De même, l'expression « faire régner […] le sommeil de son peuple » détourne le verbe « régner », normalement associé à l'autorité légitime, pour désigner en réalité l'anesthésie et la résignation populaires. Le lexique du pouvoir devient ainsi, par un simple jeu de contexte, le vocabulaire même de sa propre dénonciation.
Axe 2 — Le niveau rhétorique : hyperbole, antiphrase et décalage de ton au service de la satire. L'hyperbole structure le portrait : « sept palais, trois avions », énumération chiffrée qui grossit démesurément le train de vie du chef pour souligner son disproportion avec la pénurie du peuple (« la coupure d'eau […] depuis un mois »). L'antiphrase apparaît nettement dans la phrase « on disait de lui qu'il aimait le peuple ; le peuple, prudent, ne disait rien » : le silence du peuple, loin de confirmer cet amour, révèle au contraire la peur qui le motive — l'adjectif « prudent » livrant, par litote, la vraie nature du régime. Enfin, la chute du texte, « Son Excellence savait […] se photographier de profil », produit un déplacement comique : après tant de développement solennel, le seul talent réellement attesté du chef d'État se réduit à une vanité dérisoire, ce qui achève de désacraliser la figure du pouvoir par un effet de rupture de ton.

III. Conclusion

Bilan. L'étude a montré comment un lexique emprunté à la grandeur du pouvoir se trouve systématiquement retourné contre lui-même, et comment l'hyperbole, l'antiphrase et le décalage de ton construisent, sous une apparence de neutralité descriptive, une charge satirique implacable.
Intérêt du texte. Ce texte illustre la fonction critique du roman satirique africain : à travers l'ironie d'un narrateur témoin, il dénonce le culte de la personnalité et l'écart entre le discours officiel et la condition réelle des populations, sans jamais recourir à l'invective directe.
Ouverture. Ce portrait ironique invite à s'interroger plus largement sur le rôle de la littérature comme contre-pouvoir : de la satire classique des courtisans aux romans africains dénonçant les dérives autoritaires, l'écriture s'affirme comme un espace où le rire démasque ce que la peur impose de taire.
3

Commentaire Composé — N°3

La nostalgie du pays natal : un poème de l'exil

Poésie
exilnostalgieracines
Texte

Je pense à toi, mon fleuve, à ton onde lointaine,
Toi qui berçais mes nuits de ton chant apaisé,
Je porte dans mon cœur, ainsi qu'une antienne,
Le parfum de ta rive et le sable embrasé.

Là-bas, sous les manguiers où dansait ma jeunesse,
Ma mère, chaque soir, m'appelait doucement,
Le pilon résonnait, promesse et allégresse,
Et le tam-tam berçait mon premier firmament.

Ici, la ville gronde et son bruit me harcèle,
L'exil a refermé ses portes de granit ;
Je cherche dans le ciel une étoile fidèle
Qui me dise le chemin du village béni.

Ô Congo, mon pays, ma sève et ma racine,
Combien d'hivers encore avant que je revienne ?
Mon âme vagabonde et jamais ne s'incline
Devant l'oubli qui veut effacer l'ancienne.

Je reviendrai, je sais, quand l'heure sera mûre,
Boire à même tes eaux la douceur du retour,
Et déposer enfin le poids de ma blessure
Aux pieds de ce pays qui fut mon premier amour.

— Texte proposé, poème lyrique en cinq quatrains d'alexandrins

Consigne : Faites le commentaire composé de ce texte.

Corrigé — Commentaire composé

I. Introduction

Situation du texte. Ce texte proposé est un poème lyrique de facture classique, composé de cinq quatrains d'alexandrins aux rimes croisées (ABAB). Il s'inscrit dans la veine de la poésie africaine de l'exil, qui donne voix à la douleur de l'éloignement et à la nostalgie de la terre natale — thème récurrent dans la littérature congolaise et africaine, où le fleuve, le village et la figure maternelle symbolisent l'enracinement perdu.
Idée générale. Le poète, exilé loin de son fleuve et de son village natal, exprime la souffrance du déracinement urbain tout en nourrissant l'espoir tenace d'un retour à la terre des origines.
Annonce du plan. Nous étudierons d'abord le niveau lexical du poème, marqué par un champ lexical dense de la nostalgie et du manque, puis nous analyserons le niveau rythmique, où rimes, rythme des vers et sonorités traduisent musicalement l'émotion du poète exilé.

II. Développement

Axe 1 : le niveau lexical, un champ lexical de la nostalgie et du manque. Dès le premier vers, le verbe « penser » associé au possessif « mon fleuve » installe une relation affective intime avec la terre natale. Le poème multiplie les termes du souvenir et de l'attachement : « je porte dans mon cœur », « le parfum de ta rive », « ma sève et ma racine ». Le lexique du manque et de la souffrance structure également le texte : « l'exil », « l'oubli », « ma blessure », « vagabonde », soulignant l'errance intérieure du sujet lyrique. Une antithèse spatiale oppose nettement deux univers : « là-bas », espace de l'enfance heureuse (manguiers, pilon, tam-tam), et « ici », espace de l'exil hostile où « la ville gronde ». Enfin, les nombreux possessifs (« mon pays », « ma jeunesse », « mon premier amour ») traduisent une appropriation affective totale du pays natal, érigé en objet d'amour absolu.
Axe 2 : le niveau rythmique, une musicalité au service de l'émotion. Le poème respecte la régularité de l'alexandrin classique (douze syllabes), dont la coupe à l'hémistiche impose un rythme ample et solennel, adapté à la gravité du propos. Les rimes croisées (ABAB) alternent rimes féminines et masculines, créant une musicalité balancée qui évoque le clapotis du fleuve évoqué au premier vers. L'anaphore du pronom « Je » en tête de plusieurs vers (« Je pense », « Je porte », « Je cherche », « Je reviendrai ») scande le poème comme une litanie obsessionnelle, celle du sujet qui rumine son exil. Les sonorités douces, notamment les assonances en [an] et [ã] (« lointaine », « antienne », « embrasé ») et les allitérations en [s] (« sève », « sable », « s'incline »), suggèrent le murmure apaisant de l'eau et du souvenir. Le dernier quatrain, plus ample dans son élan, culmine sur le mot « amour », point d'orgue qui résout musicalement la tension entre douleur et espérance.

III. Conclusion

Bilan. Le champ lexical de la nostalgie et la musicalité maîtrisée de l'alexandrin se conjuguent pour faire de ce poème une élégie du retour, où la souffrance de l'exil ne cesse jamais d'être traversée par l'espérance.
Intérêt du texte. Ce texte donne une forme poétique sensible à une expérience très concrète pour de nombreux Congolais : l'exode vers la ville et l'attachement viscéral au village, au fleuve et à la famille. Il permet à l'élève de mesurer comment la forme (rimes, rythme, sonorités) sert directement le sens (le manque, l'attente du retour).
Ouverture. On pourrait rapprocher ce poème d'autres textes de la poésie africaine de l'exil et de la négritude, comme les « Chants d'ombre » de Senghor ou l'œuvre de Tchicaya U Tam'si, qui explorent eux aussi la déchirure entre la terre natale et l'ailleurs.
4

Commentaire Composé — N°4

L'école, socle du développement de l'Afrique

Texte argumentatif
éducationdéveloppementAfrique
Texte

L'école demeure, sans conteste, le socle sur lequel l'Afrique doit bâtir son avenir. En effet, aucun pays ne s'est développé durablement sans avoir d'abord investi massivement dans l'instruction de sa jeunesse. D'une part, l'éducation forme des citoyens capables de raisonner, d'innover et de participer activement à la vie démocratique ; c'est pourquoi les nations qui ont réduit l'analphabétisme ont vu, par la suite, leur économie croître de manière significative. D'autre part, l'école transmet des compétences techniques indispensables à l'industrialisation : un ingénieur, un médecin, un agronome ne s'improvisent pas. Certes, certains objecteront que la tradition orale a longtemps suffi à transmettre les savoirs ; toutefois, le monde contemporain, régi par la science et la technologie, exige désormais une instruction formelle et rigoureuse. Ainsi, chaque enfant scolarisé aujourd'hui sera, demain, une pierre ajoutée à l'édifice du continent.

— Texte proposé, extrait d'essai argumentatif

Consigne : Faites le commentaire composé de ce texte.

Corrigé — Commentaire composé

I. Introduction

Situation du texte. Ce texte proposé est un extrait argumentatif à visée démonstrative, tiré d'un essai portant sur le développement de l'Afrique. Le registre est didactique et engagé : l'énonciateur y défend explicitement une thèse, dans une langue soignée proche de celle de la dissertation.
Idée générale. L'auteur soutient que l'éducation constitue le fondement indispensable et non négociable du développement du continent africain.
Annonce du plan. Nous examinerons d'abord le niveau grammatical du texte, à travers les temps verbaux et les connecteurs logiques qui structurent l'argumentation, puis le niveau rhétorique, à travers les types d'arguments et les figures de style mis au service de la persuasion.

II. Développement

Axe 1 : le niveau grammatical, une argumentation charpentée. Le présent de vérité générale domine le texte (« demeure », « forme », « transmet », « exige »), conférant à la thèse une portée intemporelle et universelle, comme une évidence indiscutable. Le passé composé (« ne s'est développé », « ont réduit », « ont vu ») ancre l'argument dans un constat historique vérifiable, tandis que le futur simple final (« sera... une pierre ajoutée ») ouvre sur une conséquence espérée, projetant la démonstration vers l'avenir. Les connecteurs logiques organisent rigoureusement le raisonnement : « en effet » justifie la thèse initiale, le couple « d'une part / d'autre part » structure deux arguments complémentaires, « c'est pourquoi » exprime la conséquence, l'opposition « certes... toutefois » introduit une concession aussitôt réfutée, et « ainsi » vient clore le paragraphe par une conclusion logique. Cette syntaxe de l'argumentation, très codifiée, est caractéristique du texte démonstratif destiné à convaincre par la raison.
Axe 2 : le niveau rhétorique, convaincre et persuader. Le texte combine plusieurs types d'arguments : un argument par l'exemple concret (« un ingénieur, un médecin, un agronome »), un argument de cause à conséquence (réduction de l'analphabétisme entraînant croissance économique), et une stratégie concessive qui anticipe l'objection de la tradition orale pour mieux la dépasser, renforçant ainsi la crédibilité de l'auteur. Sur le plan des figures, une métaphore filée de la construction traverse tout le texte : « socle », « bâtir », « édifice », « pierre ajoutée » — elle assimile la nation à un bâtiment dont l'éducation serait la fondation, image concrète et valorisante. L'énumération ternaire « un ingénieur, un médecin, un agronome ne s'improvisent pas » crée un rythme percutant qui martèle l'idée de compétence indispensable. Enfin, la personnification du « monde contemporain » qui « exige » une instruction rigoureuse donne à l'époque elle-même la force d'un argument d'autorité.

III. Conclusion

Bilan. La rigueur grammaticale de l'argumentation et le choix de figures de style concrètes et imagées se conjuguent pour bâtir une démonstration à la fois logique et persuasive en faveur de l'école comme moteur du développement.
Intérêt du texte. Ce texte offre à l'élève un modèle achevé de paragraphe argumentatif, utile pour la dissertation du baccalauréat, tout en le sensibilisant à un enjeu de société majeur pour le Congo et pour l'Afrique : l'investissement dans l'éducation de la jeunesse.
Ouverture. On pourrait mettre ce texte en relation avec les discours officiels sur l'éducation en Afrique ou avec les rapports internationaux (UNESCO) consacrés à la scolarisation, afin de confronter l'argumentation littéraire aux données réelles du développement éducatif du continent.