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1. Fonction exponentielle népérienne

Définition

La fonction exponentielle népérienne, notée exp ou x↦eˣ, est la fonction réciproque de ln sur ℝ : pour tout x∈ℝ, ln(eˣ)=x ; pour tout x>0, e^(ln x)=x. On a e⁰=1 et e¹=e≈2,71828.

Propriétés algébriques

e^(a+b)=eᵃ·eᵇ. e^(−a)=1/eᵃ. e^(a−b)=eᵃ/eᵇ. (eᵃ)ʳ=e^(ar) (r∈ℚ).

Dérivée, sens de variation, limites

(eˣ)'=eˣ > 0 sur ℝ : exp est strictement croissante sur ℝ. (e^u)'=u'·e^u.

lim[x→+∞] eˣ=+∞. lim[x→−∞] eˣ=0 (asymptote horizontale y=0 en −∞).

Croissances comparées : lim[x→+∞] eˣ/xⁿ=+∞ (n∈ℕ*) ; lim[x→−∞] xⁿ·eˣ=0 ; lim[x→0] (eˣ−1)/x=1.

Primitives

∫eˣdx=eˣ+C. ∫u'·e^u dx=e^u+C.

2. Fonction exponentielle de base a

Définition

Pour a>0, la fonction exponentielle de base a est définie sur ℝ par aˣ=e^(x·ln a).

Dérivée et variations

(aˣ)'=(ln a)·aˣ. Si a>1 : ln a>0, aˣ est strictement croissante. Si 0<a<1 : ln a<0, aˣ est strictement décroissante. Cas a=e : on retrouve exp.

Exemple

2ˣ=e^(x·ln2). (2ˣ)'=(ln2)·2ˣ. À x=3 : 2³=8, dérivée=ln2×8≈5,545.

3. Fonctions hyperboliques

Définitions

ch x=(eˣ+e⁻ˣ)/2 (cosinus hyperbolique). sh x=(eˣ−e⁻ˣ)/2 (sinus hyperbolique). th x=sh x/ch x (tangente hyperbolique).

Propriétés fondamentales

Relation fondamentale : ch²x−sh²x=1 pour tout x∈ℝ (car (eˣ+e⁻ˣ)²−(eˣ−e⁻ˣ)²=4).

Parité : ch est paire (ch(−x)=ch x), sh est impaire (sh(−x)=−sh x), th est impaire.

Dérivées : (ch x)'=sh x. (sh x)'=ch x. (th x)'=1−th²x=1/ch²x.

ch(0)=1, sh(0)=0, th(0)=0. Pour tout x, ch x≥1.

FonctionParitéDérivéeValeur en 0
ch xpairesh x1
sh ximpairech x0
th ximpaire1−th²x0

4. Une limite fondamentale : (1+1/x)ˣ → e

Résultat

lim[x→+∞] (1+1/x)ˣ=e. Cette limite, souvent utilisée en modélisation des intérêts composés, se démontre à l'aide de ln et de la limite lim[u→0] ln(1+u)/u=1 (voir le problème de synthèse).

🧠 À retenir

  • e^(a+b)=eᵃ·eᵇ ; (eˣ)'=eˣ ; ∫eˣdx=eˣ+C
  • Croissances comparées : eˣ/xⁿ→+∞ (x→+∞) ; xⁿeˣ→0 (x→−∞)
  • aˣ=e^(x ln a) ; (aˣ)'=(ln a)·aˣ
  • ch²x−sh²x=1 ; (ch x)'=sh x ; (sh x)'=ch x
  • lim[x→+∞] (1+1/x)ˣ=e
1

Dérivées avec exponentielles

● Facile

Calculer les dérivées de : (1) f(x)=e^(2x+1). (2) g(x)=x·eˣ. (3) h(x)=e^(x²). (4) k(x)=eˣ/x (x≠0).

Correction
  1. f'(x)=2e^(2x+1).
  2. g'(x)=eˣ+x·eˣ=(1+x)eˣ.
  3. h'(x)=2x·e^(x²).
  4. k'(x)=(eˣ·x−eˣ·1)/x²=eˣ(x−1)/x².
2

Limites et croissances comparées

● Moyen

Calculer : (1) lim[x→+∞] x²e⁻ˣ. (2) lim[x→−∞] x·eˣ. (3) lim[x→0] (eˣ−1)/x. (4) lim[x→+∞] (eˣ−1)/(2x).

Correction
  1. x²e⁻ˣ=x²/eˣ→0 (croissance comparée, eˣ l'emporte sur x²).
  2. x·eˣ→0 (croissance comparée en −∞).
  3. (eˣ−1)/x→1 (limite fondamentale, nombre dérivé de exp en 0).
  4. (eˣ−1)/(2x)→+∞ (car eˣ/x→+∞ et le −1/(2x) est négligeable).
3

Équations exponentielles

● Moyen

Résoudre dans ℝ : (1) e^(2x)−3eˣ+2=0. (2) 2ˣ=8. (3) eˣ·e^(x+1)=e³.

Correction
  1. Poser t=eˣ>0 : t²−3t+2=0 → (t−1)(t−2)=0 → t=1 ou t=2. eˣ=1→x=0. eˣ=2→x=ln2.
    Solutions : x=0 ou x=ln2.
  2. 2ˣ=2³ → x=3 (par stricte croissance de t↦2ᵗ, ou en passant au ln).
  3. e^(2x+1)=e³ → 2x+1=3 → x=1.
4

Fonctions hyperboliques

● Moyen

(1) Démontrer que ch²x−sh²x=1 pour tout x∈ℝ. (2) Calculer la dérivée de th x à partir de celles de sh et ch. (3) Résoudre ch x=2 (on donnera la valeur exacte de x à l'aide de ln).

Correction
  1. ch²x−sh²x=[(eˣ+e⁻ˣ)/2]²−[(eˣ−e⁻ˣ)/2]²=(1/4)[(eˣ+e⁻ˣ)²−(eˣ−e⁻ˣ)²]=(1/4)[4·eˣ·e⁻ˣ]=e⁰=1. ✓
  2. th x=sh x/ch x. (th x)'=(sh'x·ch x−sh x·ch'x)/ch²x=(ch²x−sh²x)/ch²x=1/ch²x. Or 1/ch²x=(ch²x−sh²x)/ch²x=1−th²x. Donc (th x)'=1−th²x=1/ch²x.
  3. ch x=2 ⟺ (eˣ+e⁻ˣ)/2=2 ⟺ eˣ+e⁻ˣ=4. Poser t=eˣ>0 : t+1/t=4 ⟺ t²−4t+1=0 ⟺ t=2±√3. Les deux racines sont positives : x=ln(2+√3) ou x=ln(2−√3)=−ln(2+√3) (car (2+√3)(2−√3)=1). Les deux solutions sont opposées, ce qui est cohérent avec la parité de ch.
5

Intégrales avec exponentielles

● Difficile

Calculer : (1) ∫₀¹ x·eˣ dx (IPP). (2) ∫₀^(ln2) eˣ/(1+eˣ) dx.

Correction
  1. IPP : u=x, u'=1, v'=eˣ, v=eˣ. ∫₀¹x·eˣdx=[x·eˣ]₀¹−∫₀¹eˣdx=(1·e¹−0)−[eˣ]₀¹=e−(e−1)=1.
  2. La dérivée de (1+eˣ) est eˣ, donc l'intégrande est de la forme u'/u avec u=1+eˣ>0 : ∫eˣ/(1+eˣ)dx=ln(1+eˣ)+C. ∫₀^(ln2)eˣ/(1+eˣ)dx=[ln(1+eˣ)]₀^(ln2)=ln(1+2)−ln(1+1)=ln3−ln2=ln(3/2).
★

Problème de synthèse

● Niveau Bac

Le but de ce problème est d'établir la limite fondamentale lim[x→+∞] (1+1/x)ˣ=e, puis d'étudier une fonction associée.

Partie A — La limite (1+1/x)ˣ→e

  1. Pour x>0, on pose g(x)=x·ln(1+1/x). Montrer que g(x)=ln(1+1/x)/(1/x).
  2. On pose u=1/x. Justifier que, lorsque x→+∞, u→0⁺, et rappeler la valeur de lim[u→0] ln(1+u)/u (interpréter ce nombre comme le nombre dérivé de ln en 1).
  3. En déduire lim[x→+∞] g(x).
  4. Sachant que (1+1/x)ˣ=e^(g(x)) et que la fonction exponentielle est continue, en déduire lim[x→+∞] (1+1/x)ˣ.
  5. Application numérique : calculer (à 10⁻⁴ près) (1+1/10)¹⁰ et (1+1/100)¹⁰⁰, et vérifier qu'elles se rapprochent de e≈2,7183. (Interprétation : cette limite modélise le calcul d'intérêts composés capitalisés de plus en plus fréquemment.)

Partie B — Étude de f(x)=(x−1)eˣ

  1. Déterminer lim[x→−∞] f(x) et lim[x→+∞] f(x).
  2. Calculer f'(x) et étudier son signe. Dresser le tableau de variation de f.
  3. Donner une équation de la tangente (T) à la courbe de f au point d'abscisse 0.
  4. Calculer ∫₀¹ f(x)dx (IPP) et interpréter géométriquement ce résultat.
Correction du problème de synthèse
  1. g(x)=x·ln(1+1/x)=ln(1+1/x)/(1/x) (on a juste multiplié et divisé par 1/x, licite car x≠0).
  2. Quand x→+∞, 1/x→0⁺ donc u=1/x→0⁺. Le taux d'accroissement [ln(1+u)−ln(1)]/u tend, quand u→0, vers le nombre dérivé de ln en 1, c'est-à-dire (ln)'(1)=1/1=1. Donc lim[u→0] ln(1+u)/u=1.
  3. g(x)=ln(1+u)/u avec u=1/x→0⁺ quand x→+∞, donc lim[x→+∞] g(x)=lim[u→0] ln(1+u)/u=1.
  4. (1+1/x)ˣ=e^(x·ln(1+1/x))=e^(g(x)). Comme g(x)→1 et exp est continue en 1, lim[x→+∞] (1+1/x)ˣ=e¹=e.
  5. (1+1/10)¹⁰=1,1¹⁰≈2,5937. (1+1/100)¹⁰⁰≈2,7048. On observe bien un rapprochement progressif vers e≈2,7183 lorsque l'exposant augmente (plus la capitalisation des intérêts est fréquente, plus le facteur multiplicatif se rapproche de e).
  6. lim[x→−∞] f(x) : (x−1)→−∞ et eˣ→0⁺ ; par croissance comparée (x·eˣ→0), lim[x→−∞] f(x)=0⁻ (asymptote horizontale y=0 en −∞, la courbe restant sous l'axe). lim[x→+∞] f(x)=(+∞)·(+∞)=+∞.
  7. f'(x)=1·eˣ+(x−1)eˣ=eˣ(1+x−1)=x·eˣ. Comme eˣ>0 toujours, f'(x) est du signe de x : f'(x)<0 sur ]−∞;0[, f'(0)=0, f'(x)>0 sur ]0;+∞[.
    Tableau : f décroissante sur ]−∞;0], minimum f(0)=(0−1)e⁰=−1, puis croissante sur [0;+∞[, avec lim en −∞ égale à 0 et lim en +∞ égale à +∞.
  8. f(0)=−1, f'(0)=0·e⁰=0. La tangente en 0 est horizontale : (T) : y=−1 (cohérent avec le minimum trouvé à la question précédente).
  9. IPP : u=x−1, u'=1, v'=eˣ, v=eˣ. ∫₀¹(x−1)eˣdx=[(x−1)eˣ]₀¹−∫₀¹eˣdx=(0·e¹−(−1)·e⁰)−[eˣ]₀¹=(0+1)−(e−1)=2−e≈−0,718.
    Comme f(x)≤0 sur [0;1] (f croît de −1 à 0 sur cet intervalle), cette intégrale négative représente l'opposé de l'aire, en unités d'aire, comprise entre la courbe de f, l'axe des abscisses et les droites x=0 et x=1 : cette aire vaut e−2 (u.a.).

QCM

10 questions · Correction immédiate

0Score
0/10Répondues
Q1/10

(eˣ)'=

Q2/10

e^(a+b)=

Q3/10

lim[x→−∞] eˣ=

Q4/10

lim[x→−∞] x·eˣ=

Q5/10

Pour a>0, aˣ est défini par

Q6/10

ch²x−sh²x=

Q7/10

(sh x)'=

Q8/10

∫eˣdx=

Q9/10

lim[x→+∞] (1+1/x)ˣ=

Q10/10

sh(−x)=

1

Simplifier des écritures avec exponentielles

● Facile

Simplifier l'écriture des nombres réels suivants (donner le résultat le plus simple possible) :

a = e^(ln3)   b = e^(−ln5)   c = e^(2−ln3)   d = e^(1−ln2)   m = e^(1/2−ln6)

Correction
  1. a = e^(ln3) = 3 (car e^(ln x)=x pour x>0).
  2. b = e^(−ln5) = 1/e^(ln5) = 1/5.
  3. c = e^(2−ln3) = e²·e^(−ln3) = e²·(1/3) = e²/3.
  4. d = e^(1−ln2) = e¹·e^(−ln2) = e·(1/2) = e/2.
  5. m = e^(1/2−ln6) = e^(1/2)·e^(−ln6) = √e·(1/6) = √e/6.
2

Équations exponentielles élémentaires

● Facile

Résoudre dans ℝ :

  1. eˣ = −1
  2. e^(x+2) = 3
  3. e^(−2x+3) = 1
  4. e^(2x) = e^(x+2)
Correction
  1. Pour tout x∈ℝ, eˣ>0, donc eˣ=−1 est impossible. S=∅.
  2. e^(x+2)=3 ⟺ x+2=ln3 ⟺ x=ln3−2. S={ln3−2}.
  3. e^(−2x+3)=1=e⁰ ⟺ −2x+3=0 ⟺ x=3/2. S={3/2}.
  4. e^(2x)=e^(x+2) ⟺ 2x=x+2 (exp injective) ⟺ x=2. S={2}.
3

Inéquations exponentielles

● Moyen

Résoudre dans ℝ :

  1. e^(−x) ≥ 2
  2. e^(x²−1) < 1
  3. e^(x²−3) ≤ e^(2x)
  4. 2e^(2x) − 5eˣ + 2 > 0
Correction
  1. e^(−x)≥2 ⟺ −x≥ln2 (exp strictement croissante) ⟺ x≤−ln2. S=]−∞;−ln2].
  2. e^(x²−1)<1=e⁰ ⟺ x²−1<0 ⟺ −1<x<1. S=]−1;1[.
  3. e^(x²−3)≤e^(2x) ⟺ x²−3≤2x ⟺ x²−2x−3≤0 ⟺ (x−3)(x+1)≤0 ⟺ x∈[−1;3]. S=[−1;3].
  4. Poser t=eˣ>0 : 2t²−5t+2>0. Δ=25−16=9, racines t=(5±3)/4, soit t=2 ou t=1/2. Le trinôme est positif à l'extérieur des racines : t<1/2 ou t>2. eˣ<1/2 ⟺ x<−ln2 ; eˣ>2 ⟺ x>ln2. S=]−∞;−ln2[∪]ln2;+∞[.
4

Ensemble de définition et limites

● Moyen

Soit f(x) = ln(1−eˣ).

  1. Déterminer l'ensemble de définition Df de f.
  2. Calculer les limites de f aux bornes de Df.
Correction
  1. Il faut 1−eˣ>0 ⟺ eˣ<1 ⟺ x<0. Df=]−∞;0[.
  2. Quand x→−∞ : eˣ→0, donc 1−eˣ→1 et f(x)=ln(1−eˣ)→ln1=0.
    Quand x→0⁻ : eˣ→1⁻, donc 1−eˣ→0⁺ et f(x)→ln(0⁺)=−∞ (asymptote verticale d'équation x=0).
5

Calcul de primitives

● Moyen

Déterminer une primitive de f sur ℝ dans chacun des cas suivants :

  1. f(x) = e^(−4x)
  2. f(x) = x·e^(−x²)
  3. f(x) = e^(2x) + 3e^(−x) − 1
  4. f(x) = sinx·e^(cosx)
Correction
  1. Avec u=−4x, u'=−4 : F(x) = −(1/4)e^(−4x) + C.
  2. Avec u=−x², u'=−2x : x·e^(−x²) = −(1/2)·(−2x)e^(−x²), donc F(x) = −(1/2)e^(−x²) + C.
  3. F(x) = (1/2)e^(2x) − 3e^(−x) − x + C.
  4. Avec u=cosx, u'=−sinx : sinx·e^(cosx) = −u'·e^u, donc F(x) = −e^(cosx) + C.
1

Détermination d'une primitive de la forme (ax+b)eˣ

● Moyen

Déterminer deux réels a et b tels que la fonction x↦(ax+b)eˣ soit une primitive sur ℝ de la fonction x↦(4x−5)eˣ.

Correction

Soit F(x)=(ax+b)eˣ. F'(x) = a·eˣ+(ax+b)eˣ = (ax+a+b)eˣ. On veut F'(x)=(4x−5)eˣ pour tout x∈ℝ, donc par identification (eˣ≠0) : a=4 et a+b=−5, d'où b=−9.
a=4, b=−9, soit F(x)=(4x−9)eˣ. Vérification : F'(x)=4eˣ+(4x−9)eˣ=(4x−5)eˣ ✓.

2

Système d'équations exponentielles

● Moyen

Résoudre dans ℝ² le système : { 5eˣ − e^y = 19 ; e^(x+y) = 30 }

Correction

Posons u=eˣ>0, v=e^y>0. Le système devient 5u−v=19 et uv=30, soit v=5u−19 et u(5u−19)=30 ⟺ 5u²−19u−30=0.
Δ=19²+4×5×30=361+600=961=31². u=(19±31)/10, donc u=5 ou u=−1,2. Comme u=eˣ>0, on rejette u=−1,2.
u=5 ⟹ v=5×5−19=6. eˣ=5 ⟹ x=ln5. e^y=6 ⟹ y=ln6.
Vérification : 5×5−6=19 ✓ ; e^(x+y)=5×6=30 ✓.
S={(ln5 ; ln6)}.

3

Équations avec exponentielle de base a

● Moyen

Résoudre dans ℝ :

  1. 3^(2x−1) = 27
  2. 7^(2x) − 5×7ˣ + 6 = 0
  3. 9ˣ − 3^(x+1) − 10 = 0
Correction
  1. 27=3³, donc 3^(2x−1)=3³ ⟺ 2x−1=3 ⟺ x=2.
  2. Poser t=7ˣ>0 : t²−5t+6=0 ⟺ (t−2)(t−3)=0 ⟺ t=2 ou t=3. 7ˣ=2 ⟹ x=ln2/ln7 ; 7ˣ=3 ⟹ x=ln3/ln7. S={ln2/ln7 ; ln3/ln7}.
  3. 9ˣ=(3ˣ)² et 3^(x+1)=3·3ˣ. Poser t=3ˣ>0 : t²−3t−10=0. Δ=9+40=49. t=(3±7)/2, soit t=5 ou t=−2 (rejeté, négatif). 3ˣ=5 ⟹ x=ln5/ln3.
4

Étude d'une fonction et asymptote oblique

● Difficile

Soit f la fonction définie sur ℝ par f(x)=(1−x)(1+eˣ), de courbe représentative (C).

  1. Déterminer lim[x→+∞] f(x) et lim[x→−∞] f(x).
  2. Démontrer que la droite (Δ) : y=−x+1 est asymptote à (C) en −∞, et préciser la position de (C) par rapport à (Δ).
  3. Calculer f'(x) et vérifier que f'(x)=−1−x·eˣ.
  4. En étudiant les variations de g(x)=x·eˣ, démontrer que g admet un minimum égal à −1/e (atteint en x=−1). En déduire que f'(x)<0 pour tout x∈ℝ, puis dresser le tableau de variation de f.
Correction
  1. En développant, f(x)=(1−x)+(1−x)eˣ.
    Quand x→+∞ : (1−x)→−∞ et (1+eˣ)→+∞, donc f(x)=(1−x)(1+eˣ)→−∞.
    Quand x→−∞ : (1−x)→+∞ et (1+eˣ)→1, donc f(x)→+∞.
  2. f(x)−(−x+1) = (1−x)+(1−x)eˣ+x−1 = (1−x)eˣ. Quand x→−∞, par croissance comparée x·eˣ→0, donc (1−x)eˣ=eˣ−x·eˣ→0−0=0. Donc lim[x→−∞][f(x)−(−x+1)]=0 : (Δ) est asymptote à (C) en −∞.
    Position relative : f(x)−(−x+1)=(1−x)eˣ est du signe de (1−x) (car eˣ>0). Pour x<1 (ce qui est toujours le cas au voisinage de −∞), 1−x>0 donc f(x)>−x+1 : (C) est au-dessus de (Δ).
  3. f'(x) = −1·(1+eˣ)+(1−x)·eˣ = −1−eˣ+eˣ−x·eˣ = −1−x·eˣ.
  4. g(x)=x·eˣ, g'(x)=eˣ+x·eˣ=(1+x)eˣ, du signe de (1+x). g est décroissante sur ]−∞;−1], croissante sur [−1;+∞[ : g admet donc un minimum en x=−1, égal à g(−1)=−1·e⁻¹=−1/e (≈−0,368).
    Ainsi, pour tout x∈ℝ, x·eˣ≥−1/e, donc −x·eˣ≤1/e, donc f'(x)=−1−x·eˣ≤−1+1/e≈−0,632<0. f'(x)<0 pour tout x∈ℝ : f est strictement décroissante sur ℝ, de +∞ (en −∞) à −∞ (en +∞), ce qui est cohérent avec la question 1.
5

Étude de f(x)=ln(eˣ−1) et asymptote

● Difficile

Soit f(x) = ln(eˣ−1).

  1. Déterminer l'ensemble de définition Df de f.
  2. Démontrer qu'il existe une fonction φ telle que, pour tout x∈Df, f(x)=x+φ(x), avec lim[x→+∞] φ(x)=0. En déduire que la droite d'équation y=x est asymptote à la courbe de f en +∞, et préciser la position relative.
  3. Déterminer lim[x→0⁺] f(x) et interpréter graphiquement.
Correction
  1. Il faut eˣ−1>0 ⟺ eˣ>1 ⟺ x>0. Df=]0;+∞[.
  2. eˣ−1 = eˣ(1−e^(−x)), donc f(x)=ln(eˣ)+ln(1−e^(−x)) = x+ln(1−e^(−x)). Posons φ(x)=ln(1−e^(−x)). Quand x→+∞, e^(−x)→0 donc 1−e^(−x)→1 et φ(x)→ln1=0.
    Donc lim[x→+∞][f(x)−x]=0 : la droite y=x est asymptote à la courbe en +∞. Comme 0<1−e^(−x)<1 pour x>0, on a φ(x)=ln(1−e^(−x))<0 : la courbe est en dessous de l'asymptote sur tout Df.
  3. Quand x→0⁺, eˣ→1⁺ donc eˣ−1→0⁺, et f(x)=ln(eˣ−1)→−∞ : la droite d'équation x=0 est asymptote verticale à la courbe.
1

Étude complète et nombre de solutions

● Difficile

Soit f la fonction définie sur ℝ par f(x) = 4x²e^(−x) − 1.

  1. Déterminer lim[x→−∞] f(x) et lim[x→+∞] f(x).
  2. Calculer f'(x), montrer que f'(x)=4x·e^(−x)(2−x), étudier son signe et dresser le tableau de variation de f.
  3. Calculer les valeurs exactes de f(0) et f(2) (arrondir f(2) à 10⁻⁴ près).
  4. En déduire le nombre de solutions de l'équation f(x)=0, c'est-à-dire 4x²e^(−x)=1.
Correction
  1. Quand x→+∞ : par croissance comparée, x²e^(−x)=x²/eˣ→0, donc f(x)→0−1=−1 (asymptote horizontale y=−1).
    Quand x→−∞ : x²→+∞ et e^(−x)→+∞ (car −x→+∞), donc 4x²e^(−x)→+∞ et f(x)→+∞.
  2. f'(x)=8x·e^(−x)+4x²·(−e^(−x))=e^(−x)(8x−4x²)=4x·e^(−x)(2−x). Comme e^(−x)>0 toujours, f'(x) est du signe de 4x(2−x), c'est-à-dire de x(2−x) : parabole négative à l'extérieur de [0;2], positive entre 0 et 2.
    Donc f'(x)<0 sur ]−∞;0[, f'(x)>0 sur ]0;2[, f'(x)<0 sur ]2;+∞[. f est décroissante sur ]−∞;0], croissante sur [0;2], décroissante sur [2;+∞[.
  3. f(0)=4×0−1=−1. f(2)=4×4×e⁻²−1=16/e²−1≈16/7,389−1≈2,1656−1≈1,1656.
  4. Sur ]−∞;0], f est continue, strictement décroissante, de +∞ à −1 : elle prend la valeur 0 exactement une fois (car 0∈]−1;+∞[).
    Sur [0;2], f est continue, strictement croissante, de −1 à ≈1,1656 : elle prend la valeur 0 exactement une fois (car 0∈]−1;1,1656[).
    Sur [2;+∞[, f est continue, strictement décroissante, de ≈1,1656 vers −1 (limite non atteinte) : elle prend la valeur 0 exactement une fois (car 0∈]−1;1,1656]).
    Au total, l'équation f(x)=0 admet exactement 3 solutions réelles, une dans chacun des intervalles ]−∞;0[, ]0;2[ et ]2;+∞[.
2

Fonction rationnelle en eˣ et asymptote oblique

● Difficile

Soit f(x) = e^(2x)/(eˣ−1), de courbe représentative (C).

  1. Déterminer l'ensemble de définition Df de f et calculer les limites de f aux bornes de Df.
  2. Démontrer que f(x)−(1+eˣ) = 1/(eˣ−1), puis en déduire que la droite (Γ) : y=1+eˣ est asymptote à (C) en +∞. Préciser la position relative de (C) et (Γ).
  3. Calculer f'(x), montrer que f'(x)=e^(2x)(eˣ−2)/(eˣ−1)², étudier son signe et dresser le tableau de variation de f.
Correction
  1. Il faut eˣ−1≠0 ⟺ x≠0. Df=]−∞;0[∪]0;+∞[.
    x→−∞ : e^(2x)→0, eˣ−1→−1, donc f(x)→0/(−1)=0.
    x→0⁻ : e^(2x)→1, eˣ−1→0⁻, donc f(x)→−∞.
    x→0⁺ : e^(2x)→1, eˣ−1→0⁺, donc f(x)→+∞.
    x→+∞ : f(x)=e^(2x)/(eˣ−1)=eˣ/(1−e^(−x))→+∞ (numérateur →+∞, dénominateur →1).
  2. (1+eˣ)(eˣ−1)=e^(2x)−1. Donc f(x)−(1+eˣ) = [e^(2x)−(e^(2x)−1)]/(eˣ−1) = 1/(eˣ−1).
    Quand x→+∞, eˣ−1→+∞ donc 1/(eˣ−1)→0 : (Γ) : y=1+eˣ est asymptote à (C) en +∞. Pour x>0, eˣ−1>0 donc 1/(eˣ−1)>0 : (C) est au-dessus de (Γ) sur ]0;+∞[.
  3. Avec u=e^(2x) (u'=2e^(2x)) et v=eˣ−1 (v'=eˣ) : f'(x)=[2e^(2x)(eˣ−1)−e^(2x)·eˣ]/(eˣ−1)² = e^(2x)[2eˣ−2−eˣ]/(eˣ−1)² = e^(2x)(eˣ−2)/(eˣ−1)².
    e^(2x)>0 et (eˣ−1)²>0 (x≠0), donc f'(x) est du signe de (eˣ−2), c'est-à-dire du signe de (x−ln2) puisque eˣ>2 ⟺ x>ln2.
    Comme ln2≈0,693>0 : f'(x)<0 sur ]−∞;0[ et sur ]0;ln2[, f'(x)>0 sur ]ln2;+∞[. f est décroissante sur ]−∞;0[ et sur ]0;ln2], puis croissante sur [ln2;+∞[, avec un minimum local en x=ln2 : f(ln2)=e^(2ln2)/(e^(ln2)−1)=4/(2−1)=4.
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Inégalité de convexité et exponentielle

● Difficile

1. Démontrer que pour tous réels a et b, on a : ab ≤ a²/2 + b²/2.

2. a) En déduire que pour tous réels strictement positifs u et v, on a : (ln u + ln v)/2 ≤ ln((u+v)/2).

b) Démontrer que pour tous réels u et v, on a : e^((u+v)/2) ≤ (eᵘ+eᵛ)/2.

3. Application : vérifier numériquement l'inégalité du 2.b) pour u=0 et v=2 (valeurs approchées à 10⁻² près).

Correction
  1. Pour tous réels a,b : a²/2+b²/2−ab = (1/2)(a²−2ab+b²) = (1/2)(a−b)² ≥ 0. Donc ab ≤ a²/2+b²/2 (égalité ⟺ a=b).
  2. a) Pour u,v>0, appliquer 1) avec a=√u, b=√v (licite car u,v>0) : √u·√v ≤ u/2+v/2, soit √(uv) ≤ (u+v)/2. Comme ln est strictement croissante sur ]0;+∞[, on peut composer par ln : ln(√(uv)) ≤ ln((u+v)/2), soit (1/2)ln(uv) ≤ ln((u+v)/2), c'est-à-dire (ln u+ln v)/2 ≤ ln((u+v)/2).
    b) Soient s,t∈ℝ quelconques. Posons u=eˢ>0 et v=eᵗ>0 dans le résultat du a) : (ln(eˢ)+ln(eᵗ))/2 ≤ ln((eˢ+eᵗ)/2), soit (s+t)/2 ≤ ln((eˢ+eᵗ)/2). En composant par la fonction exponentielle (croissante) : e^((s+t)/2) ≤ (eˢ+eᵗ)/2. En renommant s,t en u,v, on obtient bien, pour tous réels u,v : e^((u+v)/2) ≤ (eᵘ+eᵛ)/2.
  3. Pour u=0, v=2 : membre de gauche e^((0+2)/2)=e¹=e≈2,72. Membre de droite (e⁰+e²)/2=(1+e²)/2≈(1+7,39)/2≈4,19. On vérifie bien 2,72 ≤ 4,19. ✓
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Problème d'application : élimination d'un sérum

● Difficile

On injecte toutes les 8 heures dans le sang d'un patient une quantité q₀=1 cm³ de sérum. Après une injection isolée, la quantité restante de sérum au bout d'un temps t (en heures) est donnée par g(t)=e^(−t/24).

  1. Calculer les quantités restantes de sérum 8h, 16h et 24h après une injection isolée (arrondir à 10⁻³ cm³ près).
  2. On note qₙ la quantité de sérum présente dans le sang immédiatement après la (n+1)-ième injection (les injections ayant lieu aux instants t=0, 8, 16, …, avec q₀=1). Justifier que, pour tout n∈ℕ, q_(n+1) = 1 + qₙ·e^(−1/3).
  3. Montrer que la suite (qₙ) est arithmético-géométrique, exprimer qₙ en fonction de n, puis calculer lim[n→+∞] qₙ (on donnera une valeur approchée à 10⁻³ près).
  4. Démontrer que (qₙ) est strictement croissante et majorée par sa limite ℓ. Que peut-on en conclure quant à la possibilité de poursuivre indéfiniment les injections si le seuil de toxicité est fixé à 3,6 cm³ ?
Correction
  1. g(8)=e^(−8/24)=e^(−1/3)≈0,717 cm³. g(16)=e^(−16/24)=e^(−2/3)≈0,513 cm³. g(24)=e^(−24/24)=e⁻¹≈0,368 cm³.
  2. Entre deux injections consécutives, séparées de 8 heures, la quantité déjà présente est multipliée par le facteur d'élimination e^(−8/24)=e^(−1/3), puis on ajoute la nouvelle dose de 1 cm³ apportée par l'injection suivante. D'où, pour tout n∈ℕ : q_(n+1) = qₙ·e^(−1/3) + 1.
  3. Posons r=e^(−1/3) (0<r<1). La suite vérifie q_(n+1)=r·qₙ+1, de point fixe ℓ tel que ℓ=rℓ+1, soit ℓ=1/(1−r).
    Posons vₙ=qₙ−ℓ. Alors v_(n+1)=q_(n+1)−ℓ=r·qₙ+1−(rℓ+1)=r(qₙ−ℓ)=r·vₙ : (vₙ) est géométrique de raison r=e^(−1/3), de premier terme v₀=1−ℓ.
    Donc qₙ = ℓ+(1−ℓ)e^(−n/3), avec ℓ=1/(1−e^(−1/3)).
    Numériquement, e^(−1/3)≈0,7165, donc ℓ=1/(1−0,7165)=1/0,2835≈3,527 cm³.
    Comme 0<r<1, e^(−n/3)→0 quand n→+∞, donc lim qₙ = ℓ ≈ 3,527 cm³.
  4. q_(n+1)−qₙ = ℓ+(1−ℓ)r^(n+1)−[ℓ+(1−ℓ)rⁿ] = (1−ℓ)rⁿ(r−1) = (ℓ−1)rⁿ(1−r). Comme ℓ≈3,527>1, on a (ℓ−1)>0 ; de plus rⁿ>0 et (1−r)>0 (car 0<r<1). Donc q_(n+1)−qₙ>0 pour tout n : (qₙ) est strictement croissante.
    Comme (1−ℓ)<0 et rⁿ>0, on a qₙ=ℓ+(1−ℓ)rⁿ<ℓ pour tout n : (qₙ) est majorée par ℓ≈3,527.
    Ainsi la quantité de sérum dans le sang, bien que croissant à chaque injection, reste toujours strictement inférieure à ℓ≈3,527 cm³, quel que soit le nombre d'injections effectuées. Comme 3,527<3,6, le seuil de toxicité de 3,6 cm³ n'est jamais atteint : on peut donc poursuivre indéfiniment les injections.
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Problème de synthèse : encadrement de ln et application aux suites

● Difficile

1. Démontrer que, pour tout réel x>0 : 1/(x+1) < ln((x+1)/x) < 1/x (on pourra appliquer le théorème des accroissements finis à la fonction ln sur l'intervalle [x;x+1]).

2. En déduire que, pour tout réel x>0 : ((x+1)/x)ˣ < e < ((x+1)/x)^(x+1).

3. a) Démontrer par récurrence que, pour tout entier n≥1 : ∏[k=1→n] ((k+1)/k)^k = (n+1)ⁿ/n! et ∏[k=1→n] ((k+1)/k)^(k+1) = (n+1)^(n+1)/n! (où ∏ désigne un produit).

b) En appliquant le résultat du 2. à x=k pour k=1,…,n puis en multipliant membre à membre les n inégalités obtenues, démontrer que, pour tout entier naturel n≥1 : (n+1)ⁿ/n! < eⁿ < (n+1)^(n+1)/n!.

Correction
  1. Soit x>0. La fonction ln est continue sur [x;x+1] et dérivable sur ]x;x+1[, avec (ln)'(t)=1/t. D'après le théorème des accroissements finis, il existe c∈]x;x+1[ tel que ln(x+1)−ln(x) = (1/c)×[(x+1)−x] = 1/c.
    Comme x<c<x+1 et que t↦1/t est strictement décroissante sur ]0;+∞[, on a 1/(x+1) < 1/c < 1/x.
    Donc 1/(x+1) < ln(x+1)−ln(x) < 1/x, c'est-à-dire 1/(x+1) < ln((x+1)/x) < 1/x.
  2. En multipliant l'inégalité ln((x+1)/x) < 1/x par x>0 : x·ln((x+1)/x) < 1, soit ln(((x+1)/x)ˣ) < 1, soit, par croissance de exp, ((x+1)/x)ˣ < e.
    En multipliant l'inégalité 1/(x+1) < ln((x+1)/x) par (x+1)>0 : 1 < (x+1)·ln((x+1)/x) = ln(((x+1)/x)^(x+1)), soit e < ((x+1)/x)^(x+1).
    D'où l'encadrement : ((x+1)/x)ˣ < e < ((x+1)/x)^(x+1).
  3. a) Notons Pₙ le produit ∏[k=1→n]((k+1)/k)^k. Pour n=1 : P₁=(2/1)¹=2=(1+1)¹/1! ✓. Supposons Pₙ=(n+1)ⁿ/n! ; alors P_(n+1)=Pₙ×((n+2)/(n+1))^(n+1) = [(n+1)ⁿ/n!]×(n+2)^(n+1)/(n+1)^(n+1) = (n+2)^(n+1)/[n!(n+1)] = (n+2)^(n+1)/(n+1)!, ce qui est bien la formule au rang n+1. La propriété est donc vraie pour tout n≥1 (récurrence).
    La démonstration est analogue pour ∏[k=1→n]((k+1)/k)^(k+1) = (n+1)^(n+1)/n! (mêmes calculs, avec l'exposant k+1).
  4. b) Pour chaque entier k de 1 à n, le résultat du 2. appliqué à x=k donne : ((k+1)/k)^k < e < ((k+1)/k)^(k+1). Tous les termes étant strictement positifs, on peut multiplier membre à membre ces n inégalités pour k=1,…,n :
    ∏((k+1)/k)^k < eⁿ (produit de n facteurs e) < ∏((k+1)/k)^(k+1).
    D'après le a), le produit de gauche vaut (n+1)ⁿ/n! et celui de droite (n+1)^(n+1)/n!. On obtient donc, pour tout n≥1 : (n+1)ⁿ/n! < eⁿ < (n+1)^(n+1)/n!.